WILL HAVEN – « OPEN THE MIND TO DISCOMFORT » by Flo

Nouveau venu dans l’équipe, voici la première chronique de Flo qui nous présente le nouvel Ep des mythiques Will haven.

will haven

Cela fait 4 ans que WILL HAVEN nous avait laissé avec « Voir Dire », un album émotionnel
beaucoup plus ambiant et sombre que ses prédécesseurs et en ce 19 mai, le fameux ep nommé « Open The Mind To Discomfort » atterri tel une bombe dans mon lecteur.

Quelle production ! Le son y est froid, épais mais propre à la fois et surtout très très gros.
La batterie de Mitch Wheeler résonne tel un marteau- piqueur, constituant cette section rythmique très lourde avec le son de basse d’Adrien Contreras à la la limite de l’infra basse (accordage très très bas oblige).
L’intro « A » nous berce directement dans l’ambiance avec ce piano aux sonorités d’outre-tombe puis « Soul Leach » débarque subitement avec sa lourdeur nous plongeant dans ce monde ténébreux presque à la limite du doom, suivi de sa rythmique pachydermique alternant par moment avec quelques accélérations. Le scream de Grady Avenell démontre tout son désespoir avec ce timbre unique et magique.
Suit « Do You Have A Light » et son ambiance plus tribale, notamment au niveau batterie, mais celui ci reste toutefois percutant, dommage que la voix de Grady soit presque en fond sonore
et moins présente dans le mix, cela doit être une volonté du groupe.
Après les nappes de claviers angoissantes de l’interlude « B », débarque « Hermit » ; le MORCEAU de l’ep pour ma part et il représente Will Haven dans toute sa splendeur ; c’est noir, brumeux, glacial , le tout accompagné de riffs bulldozer comme ils savent si bien faire, que c’est bon !
L’interlude « C » (pas forcément utile) fini, « The Comet » surprend car il rentre direct avec un riff lourd mais énergique à la fois, tout ceci couvert de nappes de guitare signées Jeff Irwin
(uniquement faites à la gratte il n’y a ni samples ni clavier). La fin de cette chanson vient
enfoncer le clou dans cette pénombre et cet univers brumeux.
Arrive un dernier interlude « D » et « Pop 14 » le dernier morceau, pas mal similaire à « Hermit » dans les riffs et la construction, se fond dans ce déluge et nous berce dans la pénombre avec une fin hypnotique rappelant les notes de piano de l’interlude « A », grossi par une rythmique rouleau-compresseur.

Cet ep est bon dans son ensemble malgré le nombre trop important d’interludes pas forcément utiles qui arrivent à tout moment. L’artwork est réussi, j’adore cette statue qui semble pleurer c’est en parfaite harmonie avec leur zike.Grady Avenell nous fait hérisser les poils avec son timbre qui prend aux tripes ainsi que les guitares de Jeff Irwin et nous font plonger dans l’ambiance d’ « Open The Mind To Discomfort » qui est la suite logique de « Voir Dire » en bien plus noir. Toutefois 2 ou 3 morceaux de plus auraient été les bienvenues mais ne crachons pas dans la soupe, cela reste du très bon WILL HAVEN. De quoi ravir les fans de post-metal et consorts. On attend la suite avec impatience….

Flo

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s