DRAW ME A SHEEP – « Premier pas » by Jerem

draw me a sheep

Bien que l’on se dise que tout a déjà été fait en matière de zike, il y aura toujours un groupe pour surprendre son monde. Et ce groupe c’est Draw me a sheep, quatuor toulousain qui vient de sortir son premier album « Premier pas » enregistré et mixé par Jérémie Mazan et masterisé par Adam « Nolly » Getgood (Periphery).

Alors que dire … à part que ce disque est exceptionnel ! Il est d’une d’une virtuosité incroyable, la prod y est parfaite, les arrangements géniaux (les cuivres de « Twist and icecream », un vrai délice) et les compos vraiment terribles. N’ayant pu trouver un chanteur correspondant à leurs attentes, le quatuor a décidé d’opter pour une zike instrumentale à classer quelque part entre le métal progressif, le djent et … le funk rock. Non vous ne rêvez pas j’ai bien dit funk et je pousserai même jusqu’à dire jazzy, le mélange peut sembler improbable, un peu comme si Animal as leaders se tapait un jam avec Infectious grooves, et pourtant c’est bien ça et ça le fait grave. Tout au long du disque le groove domine les débats et ceci bien aidé par une section rythmique de tueur où blasts et gros slaps de barbare font très bon ménage, d’ailleurs grosse mention plus plus à cet énorme son de basse. Les gratteux ne sont pas en reste et nous gratifient de riffs et autres solos, bien que très techniques, finalement bien accrocheurs, groovy et d’une précision diabolique, aérés par de superbes plages mélodiques qui feront aisément oublier au plus fervent détracteur, la technicité omniprésente sur le disque.

Bref, pour leur « Premier pas », Draw me a sheep met la barre très haut et a même réussi à me réconcilier avec la zike instrumentale très technique qui, je l’avoue, ne fait pas partie de mes styles de prédilection. Mais là, c’est tellement différent, varié et bien construit, qu’en l’espace de 30 minutes ils m’ont séduit.

« Premier pas » est disponible sur le bigcartel de Draw me a sheep : http://dmas.bigcartel.com/product/draw-me-a-sheep-album-premier-pas-worldwide-shipping

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… and out come the dogs #94

draw me a sheep

C’est parti pour 1h de gros son avec .. and out come the dogs ! Retrouvez toutes nos dernières trouvailles et nouveautés allant de la pop au death, en passant par du punk, du hxc et du stoner, et même de l’instrumental car pour ce 94ème épisode, le nouvel album « Premier pas » des toulousains Draw me a sheep est à l’honneur !

La play :

disque de la semaine : Draw me a sheep – « Premier pas » (métal/djent/prog/funk/instrumental from Toulouse – http://www.youtube.com/watch?v=uJ6qU8K82HE )

– Conveyer – « Eulogy »
– Valley – « Relief »
– Birds in row – « Can’t leave »
– Pigs – « Amateur hour in Dick city »
– Draw me a sheep – « Twist and icecream »
– Youth decay – « Landslide »
– Korben dallas – « Iris »
– Slayer – « Repentless »
– Enabler – « Euphoric revenge »
– For I am – « Friends with benefits »
– Lodges – « Waiting room »
– Draw me a sheep – « Old coffee bar »

Le podcast est en écoute et en téléchargement sur le site de la radio CFM par ici : http://cfmradio.fr/podcast/premier-pas/

et sur notre mixcloud : https://www.mixcloud.com/andoutcomethedogs/

Enjoy !

LAMB OF GOD – « VII : Sturm Und Drang » by Nikkö

Lamb-of-God-VII-Sturm-und-Drang

Il est des épreuves qui marquent un homme à tout jamais. Fin juin 2012, Randy Blythe, frontman de Lamb of God est arrêté à l’aéroport de Prague et incarcéré. Il est mis en cause dans la mort d’un fan poussé hors de scène lors d’un concert à Prague deux ans plus tôt (il faut dire que depuis le meurtre de Dimebag Darrell sur scène par un fan désaxé, les metalleux sont un peu nerveux des qu’un aficionado envahit la scène). Il sera libéré sous caution deux mois plus tard puis jugé non coupable mais responsable en mars 2013 puis acquitté en appel trois mois plus tard.
Sa détention dans les geôles tchèques ont profondément influencé le nouvel album du groupe, « VII : Sturm und Drang » (« VII : Storm and Stress », une des trois époques majeures de la musique classique).
L’album entre dans le dur direct avec « Still Echoes », qui retrace un pan de l’histoire de la prison de Pankrác (son lieu de détention), notamment quand celle-ci était sous le contrôle des nazis. La première phrase fait référence aux exécutions massives à la guillotine (2000 en deux ans), instrument de mort que les Allemands tenteront de dissimuler à la fin de la guerre en la jetant dans la rivière. Une chanson engagée dans la lignée de brûlots écrits auxquels le groupe nous a habitués par le passé.
Le troisième morceau, « 512 », dont le titre correspond à son numéro de cellule (une partie des titres a été écrite en prison) traite du changement radical de mentalité opéré en prison par instinct de survie. La musique est plus oppressante, pesante.
Le quatrième morceau, « Embers », est sans conteste le meilleur de l’album, et un des meilleurs de la carrière du groupe. Si on plonge durant l’album dans la noirceur et l’absence d’oxygène des abysses, durant un instant, lors de ce titre, on aperçoit cette lumière qui nous fait remonter à la surface. Cet instant de grâce, c’est le couplet de Chino Moreno (invité car Blythe est fan de Deftones). L’alliance entre le scream ténébreux de Blythe et la voix d’ange du frontman de Deftones en fait le morceau le plus chargé en émotion de l’année. Moreno prouve encore une fois sa capacité à transcender l’obscurité la plus opaque, ne serait-ce que le bref instant où il pose sa voix.
Dur après un tel monument de passer à un autre morceau tant l’envie de le passer en boucle encore et encore est forte. Le morceau suivant, « Footprints », est un coup de gueule contre l’attitude stupide, égoïste et inconsciente des touristes à la fois vis-à-vis des habitants locaux d’un endroit et de la faune et la flore environnante, comme s’ils débarquaient en pays conquis (quand on voit par exemple, la destruction d’un rituel, opéré par des tortues pour leur survies, par des touristes abrutis qui voulaient se prendre en selfie avec, le tout à cause de tour opérators peu scrupuleux, on se dit que Blythe est visionnaire).
Le sixième titre « Overlord », est lui aussi une curiosité. Il s’agit du premier morceau du groupe avec une voix claire. Une power ballad en somme (non, n’ayez pas peur, faire du Scorpions, c’est pas le genre du groupe), et finalement, ça fonctionne plutôt bien, même de la part d’un groupe identifié notamment par le scream/growl de son chanteur, reconnaissable entre mille.
« Anthropoid » marque le retour de la thématique tchèque, en rendant hommage à un groupe de ciitoyens qui tentèrent de supprimer le nazi Heydrich, le Boucher de Prague.
« Engage the Fear Machine » et « Delusion Pandemic » est un diptyque sur les médias, le premier traite de la culture de la peur opérée par les médias sur les consciences, quand le second dénonce le culte de la stupidité sur Internet.
Enfin, « Torches », qui invite Greg Puciato des Dillinger Escape Plan, rend hommage à un étudiant tchèque qui s’est immolé par le feu est et devenu un symbole de la dissidence pendant le Printemps de Prague. Contrairement à « Embers », la voix claire de l’invité est plutôt utilisée en back pour donner un peu de relief et ne joue pas du coup sur le contrepied.
Les 10 titres de « VII : Sturm und Drang »forment un tout relativement homogène, avec « Embers » cependant, qui sort du lot. La production n’est pas au niveau de ses prédécesseurs, et l’album est en-deçà de « Ashes of the Wake », « Resolution », ou « Wrath ». Mais Chris Adler est toujours aussi bon derrière les fûts (même si on n’a pas ce jeu subtil qu’offrait, par exemple, le morceau « Laid to Rest »), et le jeu des guitaristes Mark Morton et William Adler, et du bassiste John Campbell, est toujours efficace. Quant à Randy Blythe, il fait ce qu’il fait de mieux, à savoir des vocaux éraillés illustrant des lyrics toujours autant travaillés. Depuis l’époque du bourrin « Burn the Priest », Lamb of God a nuancé ses propos et gagné à maturité, et cet opus ne fait pas exception. Au milieu de la grosse actualité metal 2015 (Iron Maiden, Slayer, Fear Factory, Deftones, ainsi que de gros all star albums), le dernier effort de bande à Blythe fait tout de même figure de morceaux de choix. SI l’aventure a failli tourner court en 2013, on ne peut que montrer le plus grand respect pour ce retour en force.

… and out come the dogs #93

Ni

Comme toutes les semaines, retrouvez nous pour 1h de gros son ! Y’a du punk, du hxc, du stoner, du métal et le math rock bien barré des burgiens Ni dont le nouvel album « Les insurgés de Romilly » est disque de la semaine de ce 93ème épisode !

Playlist :

disque de la semaine : ni – « Les insurgés de Romilly » ( math rock / noise from Bourg en bresse – https://niiii.bandcamp.com/album/les-insurg-s-de-romilly-2)

– Barrel kick – « Outcast »
– Stray from the path – « The new gods »
– Offense – « Snakes »
– Tomorrow is the morrow – « Insane »
– ni – « Gringuenaude »
– Happening – « Ghost »
– Ovtrenoir – « The land where we can’t break
– Defeater – « Divination »
– Black tongue – « In the wake ov the wolf »
– The wonder years – « I don’t like who I was then »
– Bulletboys – « Rollover »
– ni – « Cuistre »

Retrouvez le podcast en écoute sur le site de la radio CFM : http://cfmradio.fr/podcast/les-insurges-de-romilly/

et sur notre mixcloud : https://www.mixcloud.com/andoutcomethedogs/

Enjoy !

… and out come the dogs #92

Like wires

Comme toutes les semaines, on vous déchire les oreilles avec du bon gros son allant du rock au métal en passant par du stoner, du hxc, du punk et bien d’autres réjouissances. Pour ce 92ème épisode, nous avons le plaisir de recevoir Laurent un de nos fidèles auditeurs qui a participé à la playlist où le premier Ep éponyme de Like wires est disque de la semaine !

Playlist :

disque de la semaine : Like wires – « Like wires » ( hxc / indie from Clermont ferrand – https://likewires.bandcamp.com/)

– Loma prieta – « Love »
– Riflekid – « I was a rat »
– Stinky – « Tears in rain »
– Fishing with guns – « It’s poutring »
– Like wires – « Blurry »
– POD – « This goes out to you »
– Soulfly – « Archangel
– Evra – « Washed away »
– Raein – « Comete »
– Better off – « Whatever, I don’t care »
– Recognize – « On to the next one »
– Like wires – « Drapeau blanc »

Retrouvez le podcast en écoute sur le site de la radio CFM par ici : http://cfmradio.fr/podcast/like-wires/

ou sur notre mixcloud : https://www.mixcloud.com/andoutcomethedogs/

Enjoy !

… and out come the dogs #91

banane

C’est la rentrée ! Nous sommes ravis de vous retrouver pour une troisième saison d’…and out come the dogs ! La formule ne change pas, toujours un max de découvertes et de nouveautés rock, stoner, punk, métal, hardcore etc … Pour ce premier épisode de la saison, « The gorefather », le nouvel ep des rois du gore’n’roll Banane metalik, est à l’honneur !

La playlist :

disque de la semaine : Banane metalik – « The gorefather » (gore’n’roll from France – https://www.facebook.com/bananemetalik?fref=ts)

– Grand line – « 1987 »
– 69enfermos – « Maribor »
– Axis – « Show your greed »
– Jungbluth – « King of the hill »
– Banane metalik – « Gore’n’roll clan »
– Bungler – « Old lungs »
– Abysse – « Persuasion »
– Black sheep – « Recovery »
– Cult leader – « Suffer louder »
– Ghost friends – « Enlighten me »
– Wildlights – « Onward and upward »
– Banane metalik – « Funeral march »

Retrouvez le podcast en écoute et en télécahrgement sur le site de la radio CFM : http://cfmradio.fr/podcast/the-gorefather/

ou sur notre mixcloud : https://www.mixcloud.com/andoutcomethedogs/

Enjoy !