DEFTONES – « Koi no yokan » by Jerem

Les infos récentes sur « Gore » le nouvel album de Deftones qui sort le 08/04/2016 ( dont le premier single « Prayers/Triangles » est en écoute ici : https://www.youtube.com/watch?v=JAmt6zN9vOk&feature=youtu.be), m’ont donné envie de ressortir ma plume pour vous parler de leur précédent opus « Koi no yokan ».

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Après avoir mis la barre très haute avec « Diamond eyes » et trouvé l’équilibre parfait, le big five de Sacramento a donc fait son retour en 2012 avec un 8ème album, le (comme d’habitude) très attendu « Koi no yokan » qui a tout simplement propulsé Deftones au statut de groupe culte, si ce n’était déjà fait avant. Précisons aussi que c’est le 2ème sans Chi Cheng qui malheureusement s’en est allé vers d’autres cieux depuis. Alors que nous réserve « Koi no yokan » ?

Quelques notes suffisent pour retrouver ces sonorités reconnaissables entre mille et c’est avec les riffs sautillants et bien fougueux de « Swerve city » que débutent les hostilités. Frank Delgado, très présent sur ce disque, pose déjà l’ambiance tandis que Sergio Vega enrichit les mélodies guitare de Stephen Carpenter, du Deftones pur jus qui lorgne vers « Around the fur » pour commencer. Abe Cunningham n’a rien perdu de sa verve et martyrise toujours autant ses fûts avec une frappe puissante, nette et précise, « Leathers » est là pour le prouver, la rythmique y est destructrice même quand Chino balance un refrain lumineux bien accrocheur qui nous conduit vers un break assassin qui nous écrase littéralement. Sur les titres les plus frontaux, « Poltergeist » et « Gauze » en tête, le combo s’inspire allègrement d’ « Around the fur » et de « Deftones », ça bastonne sévère au grès des riffs incisifs et autres plans syncopés mais Chino toujours plus inspiré et sûr de ses mélodies, qui au passage délaisse un peu plus les screams que par le passé, donne une toute autre dimension aux morceaux. Il va même jusqu’à poser des parties quasi new wave sur « Graphic nature » ou « Goon squad ». Moins tubesque que « White pony », ce disque regorge tout de même de pépites qui m’ont fait chavirer : « Entombed » avec son mix parfait entre mélodies électriques bien puissantes et nappes et beats electro ( electro hein, pas dub step je précise …), une vraie merveille ou encore « Rosemary » qui nous plonge dans des ambiances post rock avant qu’une atmosphère pachydermique à la Neurosis ne s’installe et nous étouffe, et que dire du riff final dévastateur ! Et tout ça, en restant mélodique, grâce à un Chino plus créatif et exalté que jamais.

La fougue et l’énergie d « Around the fur », la beauté et la créativité de « White pony », la puissance de feu de « Deftones », le son direct et les différentes atmosphères de « Diamond eyes », voilà comment résumer « Koi no yokan » qui est pour moi l’incarnation parfaite de ce qu’est Deftones.
En ne délaissant pas les sonorités qui ont fait ce qu’ils sont aujourd’hui, ils poursuivent d’expérimenter leur son qui évolue sans cesse et continuent leur chemin sans tomber dans le piège du fameux retour aux sources. Difficile de dire si c’est leur meilleur disque mais après une telle carrière, continuer à surprendre et susciter autant d’intérêt est une réelle performance en soi. Encore une fois Deftones ne déçoit pas et poursuit son ascension vers les plus hautes sphères musicales. « Koi no yokan » est un pur bijou et je ne suis pas le seul à le dire car il a trusté les premières marches du podium de la plupart des top albums de 2012 !

Pour l’écouter c’est par ici :

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