… and out come the dogs #143

alcest

… and out come the dogs épisode 143 aujourd’hui et comme d’hab on va vous latter les oreilles avec les dernières nouveautés et nos meilleures trouvailles en matière de rock, de punk, de métal, de hxc et de stoner ! Notre coup de cœur cette semaine est le nouvel album des pionniers du blackgaze Alcest qui s’intitule « Kodama ».

Playlist :

disque de la semaine : Alcest – « Kodama » ( post rock/blackgaze from Paris – https://alcest.bandcamp.com/album/kodama)

– Phil campbell and the bastard sons – « Big mouth »
– Carbon – « Together we cry »
– Sofia park – « Welcome my enemy »
– What we lost – « Blame »
– Alcest – « Untouched »
– Mohicans – « Iris »
– Stray from the path – « The house always wins »
– Wolfpack – « Sew your lips »
– Teethgrinder – « Sicarius »
– Heavy heart – « Respite »
– Last hours – « The enemy within »
– Alcest – « Je suis d’ailleurs »

Retrouvez le podcast en écoute et en téléchargement sur le site de la radio CFM : http://cfmradio.fr/podcast/kodama/

et sur notre mixcloud : https://www.mixcloud.com/andoutcomethedogs/

Enjoy !

Publicités

METALLICA – « Hardwired … to self destruct » by Nikkö

metallica

Huit ans! Il aura fallu attendre huit ans pour avoir droit à un successeur à “Death Magnetic”. Depuis, Metallica a bien pris le temps de se faire désirer. Avec cet opus sorti en 2008, ils affichaient une envie de revenir aux sources et reconquérir leur public après des années d’errance. Et la belle impression laissée s’est effondrée trois ans plus tard avec « Lulu ». Pourtant, cette collaboration entre un mastodonte du métal et un grand du rock sonnait comme une réunion au sommet. Seulement, si l’aventure a le mérite d’être audacieuse, comme le parti pris de faire un concept album double, le résultat s’est montré catastrophique. Pire que l’ultra-décrié « St Anger », c’était tout simplement inécoutable, Lars Ulrich était à la masse total, Kirk Hammett se faisait clairement chier, le décalage entre le spoken word nonchalant d’un Lou Reed en fin de vie et la musique du combo californien qui avait perdu toute sa rage était d’abord risible puis au bout de 5 minutes, ce n’était pas tenable. On pensait Metallica à nouveau perdu, et le groupe l’a assez vite compris en voyant les retours extrêmement négatifs, et s’est ressaisi avec un live de trois jours au Fillmore pour leur anniversaire puis l’EP « Beyond Magnetic » regroupant quatre très bons titres qui aurait pu faire partie de Death Magnetic mais avec une meilleure production. Puis, plus rien, à part des tournées et pas mal de sorties d’albums live. Et de temps en temps, une rumeur de temps en temps de nouvel album, des interviews d’eux disant qu’ils étaient en studio, mais cela devenait une arlésienne au point qu’on y croyait autant qu’en une victoire aux présidentielles d’Alice Cooper. Puis un jour, une pochette (assez particulière), un nom d’album, une tracklist et un premier titre font renaître l’espoir et suscite l’attente chez les fans (je m’inclus dans le lot, étant fan depuis l’enfance).

L’attente fut longue entre ce teasing et la date de sortie de l’album. Pour ma part, afin de profiter à fond de l’album, je n’ai écouté qu’une chanson et ai attendu la sortie du disque afin de l’écouter religieusement et savourer. Pour un gros fan, le jour où on a la chance de posséder cet album, c’est comme si la fille qui te fait fantasmer depuis des années, et ce même après t’avoir déçu quelques fois, se donne enfin à toi : la délivrance. D’ailleurs, quand il s’agit d’enlever le blister, c’est comme quand on la déshabille, on s’imagine qu’on va faire durer le truc et en trois secondes seulement, on a tout enlevé.

Dès la première piste, « Hardwired », on constate avec plaisir que Metallica n’est pas revenu assagi et même au contraire. Un constat implacable sur le monde, rythmé, efficace, rapide et assez court, mais finalement pas frustrant. La deuxième, « Atlas Rise » (troisième chanson dévoilée) rappelle le Black Album et on retrouve les gros riffs de Kirk Hammett avec plaisir. « Now We Are Dead » est probablement le morceau le plus faiblard de l’album, rehaussé par les solos de Hammett. « Moth Into The Flame », qui fut la deuxième piste dévoilée, est hyper efficace avec un refrain emmené par un riff superbe. On ne s’en lasse pas même après l’avoir écouté en boucle. Avec « Dream No More », on a un son assez lourd, dense, massif à la « Sad But True », assez classique mais efficace. Vient ensuite la dernière plage du premier disque, « Halo Of Fire ». Et là, si on a eu de très bon titres, on se retrouve carrément avec un des meilleurs titres de l’album. Hetfield montre là une étendue intéressante de son registre vocal, on a un morceau fleuve avec de très beaux breaks, des solos énormes, des changements de ton et tout ce qu’on retrouve dans les grandes chansons du groupe. Le choix du double disque, alors qu’il y avait une possibilité de tout rentrer dans un seul, est judicieux car il permet de respirer avec un premier acte pour le moins intense. La deuxième galette commence avec le tonitruant « Confusion », avec une rythmique martiale et un son bien lourd. On retrouve le Metallica engagé contre la guerre, celui des « Disposable Heroes » et « One » avec un morceau traitant du syndrome post-traumatique des anciens soldats et pouvant mener à la folie. La chanson suivante « ManUNkind », introduite par un moment de grâce du bassiste Robert Trujillo digne de « My Friend of Misery », garde cette même verve en livrant un constat amer sur le genre humain. « Here Comes Revenge » pose une atmosphère lourde et rageuse qui permet de retrouver la voix qu’on lui connaissait. « Am I Savage ? » garde cette même lourdeur avec une bonne distorsion. Pas de ballade sur cet album ni d’instrumental mais un vrai moment d’émotion avec le superbe « Murder One » qui rend hommage à Lemmy Kilmister. Metallica n’a jamais caché être fan de Motörhead et a souvent répété que sans ce groupe phare, Metallica n’aurait jamais existé. Lars Ulrich a fondé le premier fan club de Motörhead aux USA alors que le groupe n’était pas encore connu là-bas. Et le respect mutuel a toujours été, en atteste les reprises que Motörhead a fait (No Remorse, Enter Sandman) et inversement (Overkill…). Un morceau hommage après que le dieu Lemmy nous ait laissé orphelins il y a quelques mois était donc tout naturel. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont mis la manière avec une intro qui donne la larme à l’œil et des paroles multipliant les références. Après le feu d’artifice que constitue les 11 premières pistes, le morceau « Spit Off The Bone » fait office de bouquet final. De la puissance, de la vitesse, de la hargne, une efficacité maximale, ils ont gardé le meilleur pour la fin.

Et comme pendant huit ans, on a été sage, le père Noël nous gâte avec la troisième galette de l’édition deluxe. Ça commence très bon « Lords of Summer » enfin en version studio. Les trois morceaux suivants sont des reprises faites pour des tribute albums. « Ronnie Rising Medley », extrait de la compilation hommage à Ronnie James Dio, « When A Blind Man Cries » issu de l’album collectif hommage à l’album « Machine Head » de Deep Purple, et « Remember Tomorrow », meilleur morceau de la compilation assez inégale hommage à Iron Maiden et faite par le magazine Kerrang. Ensuite, de la 5 à la 13, le live qu’ils ont fait pour le Record Store Day et enfin, une version live de « Hardwired » comme pour boucler la boucle.

Juger « Hardwired…to Self Destruct » à l’aune des premiers albums de Metallica donnera un jugement faussé. Avec les 5 premiers albums, Metallica a mis la barre à un niveau extrêmement élevé et ils ne l’égaleront jamais. En revanche, si « Death Magnetic » montrait une virtuosité à laquelle ils ne nous avaient plus habitués, l’album pêchait par sa production (pourtant, Rick Rubin est un producteur de haute volée, qui a fait de grands albums). Alors que là, on est moins dans les envolées, mais plus dans l’urgence et on retrouve cette rapidité d’exécution, cette vitesse et cette hargne, avec en plus un meilleur son. La présence de Greg Fidelman comme producteur, à qui l’on doit l’horrible « Lulu » et le décrié « World Painted Blood » de Slayer, suscitait mille craintes. Mais on retrouve cette qualité qu’il y a dans l’excellent « .5 : The Gray Chapter » de Slipknot.

Cet album est fait avant tout pour les fans hardcore, ceux qui les suivent depuis la première heure et sont restés fidèles, et couvre l’ensemble de l’œuvre, en mêlant les éléments des premiers aux quelques bons ingrédients de l’époque « Load/Reload ». James Hetfield a retrouvé sa voix au niveau d’avant. Lars Ulrich, qui était devenu à la ramasse, redevient ce leader de l’attaque du groupe, celui qui guide les morceaux. Même si Kirk Hammett n’a pas composé les morceaux, ça n’a affecté en rien la qualité de l’album. L’album ne fera pas l’unanimité (je parle pas des haters qui détesteront, ce dernier album ne fait pas l’effort de s’adresser à eux), mais les plus passionnés verront leur attente comblée. A ceux qui disaient que Metallica était morts, le groupe adresse là un gros fuck. Le mastodonte n’est pas repu contrairement à ce qui a été dit, au contraire, il a même retrouvé sa superbe (malgré une rechute et de nouvelles errances, qui sont là balayées d’un revers de main). On peut constater que James, Lars, Kirk et Robert se sont fait plaisir, et c’est communicatif. Ils ont montré qu’ils en avaient encore sous la semelle et peuvent partir à nouveau bouffer de la scène avec ces 12 nouveaux titres taillés pour ça. En attendant un retour au studio, qu’on espère plus rapide. Après nous avoir chauffé comme ça, ce serait dommage de pas donner suite…

 

 

… and out come the dogs #142

lddsm

Envie de bon son ? Alors vous êtes bien tombé car on va vous en mettret vous en mettre plein les feuilles avec le 142ème épisode d’… and out come the dogs ! Tout y passe, du punk au métal, du hxc au stoner, en gros tout ce qui se fait de mieux en matière de rock et de ses dérivés. Notre coup de cœur de la semaine s’intitule « Human collapse », excellent nouvel album des strasbourgeois Los disidentes del sucio motel.

Playlist :

disque de la semaine : Los disidentes del sucio motel – « Human collapse » (stoner/prog from Strasbourg – https://lddsm.bandcamp.com/album/human-collapse)

– Distral – « Fragile people »
– Drawers – « Nothing in return »
– Sick of it all – « Black venom »
– Zao – « Observed observer »
– Los disidentes del sucio motel – « Border »
– Stride against lies – « Leviathan »
– Dead to me – « I wanna die in Los Angeles »
– Noise trail immersion – « In somnis »
– Arms aloft – « … and a world to win »
– Marble feather – « Green dollar men »
– Los disidentes del sucio motel – « Community »

Le podcast est en écoute et en téléchargement sur le site de la radio CFM : http://cfmradio.fr/podcast/human-collapse/

ainsi qu sur notre mixcloud : https://www.mixcloud.com/andoutcomethedogs/

Enjoy !

… and out come the dogs #141

korn

C’est l’heure d’… and out come the dogs !  Durant 1h vous allez en prendre pleins les feuilles avec le meilleur de ce qui se fait en matière de rock, de punk, de hxc, de métal et de bien d’autres réjouissance. Notre coup de cœur de la semaine est le nouvel album de Korn, « The serenity of suffering ».

Playlist :

disque de la semaine : Korn – « The serenity of suffering » (Néo métal from Bakersfield – https://www.youtube.com/watch?v=IjQ5q51UHwg)

– Apache – « Still don’t love the police »
– Toy maker – « Broken wrist »
– Tourniquet – « Lacerate »
– Riviere – « Golden wounds »
– Korn – « Black is the soul »
– Ilenkus – « Hunny bunny »
– Quasar – « Nova »
– Mustard gas and roses – « Let it roll »
– Hollow earth – « Of steel and stone »
– The exquisites – « Grown away »
– Korn – « The hating »

Le podcast est en écoute et en téléchargement sur le site de la radio CFM : http://cfmradio.fr/podcast/the-serenity-of-suffering/

et sur notre mixcloud : https://www.mixcloud.com/andoutcomethedogs/

Enjoy !